Les Cellules

Les Végétaux

Les Animaux

Développement

Reproduction

Embryogenèse

Ontogenèse nerveuse

Nutrition

Interactions

 



La Reproduction

 

Déterminisme et différenciation sexuelle

Les différents types de reproduction

La production des gamètes

La spermatogenèse

L'ovogenèse

Formation des ovules

Caractères des ovules

Les follicules

Contrôle endocrinien

La fécondation

L'ovogenèse ou production des ovules

Formation des ovules

Les cellules germinales, ou ovogonies, ne vont se diviser que pendant le développement embryonnaire. Elles apparaissent dans la zone caudale de l'embryon chez l'homme et migrent vers les crêtes génitales (futurs gonades). Comme pour les spermatozoïdes ces ovogonies restent reliées entre elles par des ponts cytoplasmiques ce qui permet une synchronisation des divisions. Une partie des ovogonies formées vont dégénérées.
A sa naissance, une femelle possède ainsi un stock prédéterminé d'ovocytes contrairement aux mâles qui ont une production continuelle (après maturation sexuelle) de spermatozoïdes. Pour les mammifères et les oiseaux ce stock se réduit jusqu'à la puberté (l'adolescente ne possède plus que 250 000 ovocytes) c'est le phénomène d'atrésie qui est à relier à l'évolution des follicules.
Avant la méïose se produisent deux évenements :

  • Le petit accroissement ou préméïose : L'ovogonie double son stock d'ADN et augmente la concentration en ARN. Le noyau du gamète est alors appelé vésicule germinative en raison de la forte activité dont il est le siège. C'est à ce stade que se bloque les ovules de batraciens.
  • Le grand accroissement : il permet la formation de l'ovule. On distingue :
    • La prévitellogenèse : Il y a transcription des ARN et augmentation du taux de ribosomes. On observe une synthèse de protéines non vitellines (histones, enzymes, glycocalyx,...) et de plasmas organoformateurs (zone d'accumulation de certaines protéines dans le cytoplasme qui vont déterminer le développement ultérieurs de certains organes chez l'embryon).
    • La vitellogenèse : La synthèse de protéines continue et permet d'accumuler de nombreuses réserves, le vitellus (riche en protéine mais aussi en lipides et glycogène). Cette étape peut être effectuée en totalité ou en partie par les cellules folliculaires qui peuvent entourer l'ovule. Elle peut être très réduite chez certains animaux comme les mammifères placentaires où les ovules contiennent très peu de réserves (devenues inutiles en raison du placenta).

La méïose se déclenche ensuite. Chez les vertébrés, elle se bloque après la première division de l'ovocyte I. Au cours des divisions de la méïose, s'il on fait abstraction de ce blocage, seul un ovotide sera formé à partir d'une ovogonie. En effet au cours des deux divisions la séparation des cellules-filles n'est pas égale et aboutit à la formation d'un globule polaire (ne comportant quasiment que du matériel génétique) qui dégénère et d'une cellule volumineuse récupérant la quasi totalité du cytoplasme de la cellule mère, le futur ovule. Une partie des ovocytes vont toutefois dégénérer par la suite.
Face à un stock limité de gamètes femelle, la libération des ovules n'est pas continue mais ponctuelle. Chez la femme, il n'est libéré (qu'en un seul exemplaire) que tous les mois environ au cours du cycle menstruel.

 

suite