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- la phase claire

- la phase obscure

plantes C3

plantes C4

plantes CAM


Utilisation de l'énergie et synthèse de molécules organiques ou phase obscure

L'énergie produite lors de la phase claire va permettre à des réactions de synthèse de molécules organiques d'avoir lieu. Ces réactions forment le cycle de Calvin, mais selon l'adaptation de la plante à son milieu il existe des variations.
On parle de phase obscure pour indiquer que ces réactions n'ont pas besoin de lumière pour avoir lieu. Ce n'est pas pour autant qu'elles n'ont lieu que la nuit, au contraire.

Les plantes C3

Le CO2 atmosphérique va s'associer à une molécule à cinq carbones (C5), le ribulose diphosphate ou RuDP. Grâce à une enzyme spécifique à cette réaction, la rubisco, la réaction aboutit à la formation de deux acides phosphoglycériques (APG), molécules à trois carbones (C3).
Ces APG sont ensuite transformés en trioses phosphate (phosphoglycéraldéhyde ou PGAL) par addition d'un groupement phosphate provenant d'une molécule d'ATP et réduction par une molécule de NADPH-H+ (provenant de la phase claire). Il y a donc consommation de 2 ATP et 2 NADPH - H+.
Un sixième des trioses formés vont entrer dans les réactions métaboliques de la plante. Il seront principalement transformés en glucides (en saccharose pour le transport dans la sève brute, ou en amidon pour le stockage dans le chloroplaste). Mais dans le hyaloplasme cellulaire, il peut y avoir également formation de lipides (acides gras, glycérol) et d'acides aminés (alanine, glycine,...)
Les cinq sixièmes des trioses restant dans le chloroplaste sont utilisés pour régénérer la molécule RuDP. Toutes les réactions qui permettent cette régénération forment le cycle de CALVIN. Au cours de ces réactions une molécule d'ATP est consommée, et certains produits intermédiaires peuvent être utilisés dans d'autres réactions métaboliques (glycolyse, voie des pentoses, synthèse d'acides nucléiques).

Le bilan des réactions est donc la consommation de 3 molécules d'ATP et de 2 molécules de NADPH-H+ par molécule de CO2 incorporée soit 9 ATP et 6 NADPH-H+ consommés pour former un triose (ou PGAL).

Les plantes en C3 sont peu productives car la présence d'oxygène gène la fixation du CO2. Cela est du à la photorespiration.
Dans le chloroplaste, la RuDP peut, en présence d'O2 et de la rubisco, se transformer en une molécule d'AGP et une molécule d'acide phosphoglycolique. L'AGP est incorporé dans le cycle de CALVIN, tandis que l'acide phosphoglycolique, toxique pour la plante, va permettre la formation d'un acide aminé, la glycine, au niveau d'un autre organite cellulaire : un peroxysome. Cette glycine sera utilisée dans les mitochondries pour donner une serine et un glutamate, autres acides aminés, mais en entraînant la perte d'une molécule de CO2.
Donc dans le cas de la photorespiration, il y a perte d'un CO2 au lieu d'avoir consommation d'un CO2. Cela entraîne une diminution du rendement de la plante.
Ainsi la photosynthèse nette, qui est égale à la quantité de carbone fixé (photosynthèse brute) moins les pertes liées à la photorespiration et à la respiration n'est que de 20 à 25 mg de CO2 fixé par dm2 et par heure. Ce qui correspond à environ 22 tonnes de matières organiques produites en un an pour un hectare.
Ce sont près de 6 mg de CO2 par dm2 et par heure qui sont perdus lors de la photorespiration, et 1 mg à cause de la respiration.

De plus pour assimiler un gramme de CO2 de telles plantes perdent par transpiration plus de 600 grammes d'eau. C'est pourquoi certaines plantes, vivant dans des milieux plus difficiles, ont donc utilisé un système plus performant.

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