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Interactions de la plante
avec son milieu
La plante face aux
agressions
Les défenses actives
Après la pénétration de
micro-organismes ou de parasites la plante va d'une part
essayer d'isoler la zone d'attaque et d'autre part de
repousser ou de détruire l'agresseur.
Quand un mycélium a pénétré
dans le cytoplasme cellulaire, la plante réagit. Le
sucoir fongique est rapidement enduit de sécretions
de la cellule hôte. En plus des
phénomènes de résistances locales
contre l'agresseur, des signaux sont envoyés à
la plante entière. On parle alors de
résistance systèmique. De l'acide salicylique
(l'aspirine) et de l'éthylène sont produits.
Ils interviendraient dans la synthèse des
protéines PR et dans les phénomènes de
nécroses :
Une zone contaminée peut ainsi être
isolé par lignification des cellules saines
environnantes. Du liège se forme autour de la
région sensible et peut entraîner sa
nécrose en bloquant les échanges avec le reste
du végétal. Un autre moyen similaire est de
créer une zone d'abscission pour amputer l'organe
atteint si cela est possible. Généralement il
y a lignification d'une rangée de cellule, et
élongation de la rangée voisine, ce qui
entraîne la fragilisation de la région à
supprimer. Pour bloquer la possible propagation des
pathogènes par les vaisseaux conducteurs, beaucoup de
végétaux obstruent le xylème par
fabrication de tyles. Mais cette réaction peut
être fatale au végétal en limitant trop
fortement la circulation de la sève.
Au niveau cellulaire on peut également observer
une augmentation générale de
l'épaisseur de la paroi. Un dépôt de
callose et de cellulose supplémentaire mais aussi de
composés phénoliques toxiques permet de
limiter la pénétration des micro-organismes.
Le cytoplasme se densifie, le noyau augmente de taille
(à cause de synthèses d'ARNm plus importantes
?). Des enzymes peuvent permettre la lyse des corps
étrangers mais cela est très rare. On observe
plus souvent une lyse de la cellule. Cette défense
par nécrose des cellules contaminées permet
une bonne résistance de la plante à
l'agression (ce phénomène est très
proche de l'apoptose des cellules animales). La turgescence
de la cellule diminue, il y a accumulation de
composés phénoliques puis mort cellulaire
provoquée par la plante. La plante peut
également produire des inhibiteurs spécifiques
des enzymes du pathogène, libérer du cyanide
et détoxifier les toxines par dégradation. Le
cyanide, non toxique, se transforme en cyanure au contact de
certaines enzymes, ce qui provoque la mort cellulaire.
Les cellules produisent des inhibiteurs de croissances et
des composés toxiques contre les agresseurs.
Le végétal sécrète des
molécules spécifiques aux agressions, les
phytoalexines, les protéines PR et des radicaux
libres.
- La production de
phytoalexines, des
antibiotiques végétales, est induite par
des molécules de grands poids moléculaires
qui constituent la paroi et les enveloppes des
micro-organismes.
- Les protéines
PR sont des protéines de
défenses qui interviennent en cas de stress,
activent des enzymes contre les pathogènes,
inhibent la réplication de virus, stimulent la
production de phénols et favorisent la formation
de lignine. Leurs rôles est donc très
important pour la plante.
- Les radicaux
libres (O2-,
H2O2, NO)
inhibent la germination des spores, participent à
renforcer la paroi, activent les gènes de
défense, interviendraient dans les nécroses
et stimulent la production de phytoalexines et de
protéines PR.

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