






| | Interactions de la plante
avec son milieu La plante face aux
agressionsLes toxines et autres sécrétionsLes toxines, plus particulièrement
sécrétés par les bactéries et
les champignons, agissent à de très faibles
quantités sur les cellules qu'elles peuvent tuer.
Elles peuvent être spécifiques d'une
espèce ou avoir un spectre plus large. Leurs actions se situent principalement sur la
perméabilité membranaire, l'inhibition ou
l'inactivation de certaines enzymes et la perturbation des
phénomènes de croissance. Une des toxine les
plus courantes est la fusicoccine, produite par les
champignons. Cette toxine inhibe une ATPase membranaire, les
pompes à protons. Cela à pour effet principal
l'ouverture des stomates. L'équilibre hydrique de la
plante est alors rompu. Les champignons produisent aussi la
tentoxine qui inhibe la phosphorylation (ADP -> ATP) au
niveau des chloroplastes. On observe une chlorose des
feuilles (perte de la couleur verte). Les bactéries
comme Pseudomonas produisent la tabtoxine qui inhibe les
transports membranaires entre H+ et K+ ainsi que la
Glutamine Synthètase, ce qui entraîne une
accumulation de NH4+ toxique. La conséquence est
également une chlorose en raison d'un blocage de la
photosynthèse. Les toxines à large spectre
permettent une meilleure propagation de la maladie. Les substances de croissances produite en quantité
importante par les intrus vont perturber l'équilibre
hormonal et entraîner des troubles de la croissance
(élongation anormale, chute des feuilles, croissance
anarchique). C'est le plus souvent l'auxine qui est
sécrétée par les agresseurs, mais
toutes les hormones végétales peuvent
être produite par l'agent pathogène. Un excès d'auxine produit
généralement des tumeurs. C'est ce que l'on
observe lors de la pénétration
d'Agrobacterium tumefasciens. Cette bactérie
est intéressante car son mode de
pénétration permet actuellement d'inoculer de
nouveaux gènes aux plantes. La bactérie est
attirée par les blessures de la plante. Une fois
qu'elle a pénétré dans le
végétal, elle transfère une portion de
son plasmide dans l'ADN cellulaire, l'ADNt. Il s'ensuit une
production par la plante de molécules
particulières, les opines, dont la bactérie se
nourrit, et une synthèse importante d'auxine et de
cytokinine qui provoque la multiplication anarchique des
cellules, d'où la tumeur. Pour introduire de nouveaux
gènes dans une plante (dicotylédone
uniquement) il "suffit" de remplacer la portion d'ADNt de la
bactérie par le gène que l'on désire
incorporé. Un excès de gibbérillines provoque des
élongations anormales tandis qu'un excès de
cytokinine inhibe la dégradation des
protéines. L'excès d'éthylène
provoque des chloroses, l'abscission des feuilles et
augmente la perméabilité cellulaire. Enfin
l'excès d'acide abscissique provoque la fermeture des
stomates et limite donc les échanges gazeux et est
impliquée dans le rabougrissement. Les bactéries et les champignons produisent
également des polysaccharides, grosses
molécules, qui obstruent les vaisseaux conducteurs ce
qui diminue la capacité de circulation des
métabolites et affaiblit la plante. En plus des
bactéries, les virus et certains champignons
détournent le matériel génétique
pour synthétiser des molécules pour leur
propre compte. Il y a aussi une hydrolyse de l'ARN, ce qui
diminue les synthèses de la plante. 
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